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Annexes: Définitions

Angiosperme
Groupe traditionnellement connu sous le nom de plantes à fleurs. Cependant, la grande particularité des membres de ce groupe est surtout de produire des fruits, c'est à dire des ovules (futures graines) protégés dans une enveloppe complétement close. Les angiospermes sont connues depuis le crétacé inférieur. Elles sont très largement répandues et très diversifiées de nos jours.
Benthique
Se dit d’organismes vivant sur le plancher (fond) des milieux aquatiques (ex : de nombreux oursins, araignées de mers (crustacés de grande taille), huîtres…).
Biodiversité
Ce vocable a été proposé en 1985 par W. Rosen puis repris en 1988 par E. Wilson et M. Peter. L'utilisation du terme et du concept a coïncidé avec la prise de conscience de l'extinction d'espèces au cours des dernières décennies du XXème siècle. En 1988, l'assemblée générale de l'Union Internationale de Conservation de la Nature (UICN) réunie au Costa Rica adopte la définition suivante: « La diversité biologique, ou biodiversité, est la variété et la variabilité de tous les organismes vivants. Ceci inclut la variabilité génétique à l'intérieur des espèces et de leur populations, la variabilité des espèces et de leur forme de vie, la diversité des complexes d'espèces associées et de leur interactions, et celle des processus écologiques qu'ils influencent ou dont ils sont les acteurs (dite biodiversité écosystèmique) ».
Brachiopode
Groupe d’animaux exclusivement marins, à corps mou possédant un lophophore et secrétant une coquille. Ils ne sont pas apparentés aux mollusques, mais arborent un habitus similaire aux mollusques lamellibranches puisque leur corps est protégé par une coquille bivalve. Cependant, leur plan de symétrie est perpendiculaire au plan de fermeture des valves. Les valves sont dites dorsales et ventrales. Les brachiopodes possèdent un pédoncule qui leur permet de se fixer au substrat.
Bryozoaire
Ou ectoprote, groupe de petits organismes coloniaux, aquatiques, fixés à un substrat. Ils possèdent, comme les brachiopodes desquels ils sont proches, un lophophore. A l’œil nu, les colonies formées ressemblent souvent à une sorte de mousse aquatique, ce qui a donné le nom bryozoaire (mousses-animaux) à ce groupe.
Cadre physique
Environnement non organique (non vivant) regroupant aussi bien l’atmosphère, l’hydrosphère (océan et autres étendues d’eau sur la planète) et la géosphère (globe terrestre solide). Ces trois composantes sont soumises à différentes variations, influençant climat et géographie notamment.
Chondrichtyens
Groupe de vertébrés marins à squellette cartilagineux regroupant les requins, raies et chimères actuels.
Classification traditionnelle
Classement des organismes vivants dans un système fait de catégories hiérarchisées (incluses les unes dans les autres), initié par le botaniste suédois Linné (1758) : règne, embranchement, classe, ordre, famille, genre et espèce sont les catégories les plus connues. La classification des êtres vivants se veut être le reflet des liens de parenté entre les différents organismes (voir tableau ci-dessous).

Règne Animalia
Sous-règne Metazoa
Super-embranchement Deuterostomia
Embranchement Chordata
Sous-embranchement Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Sous-ordre Caniformia
Famille Canidae
Genre Canis
Espèce Canis lupus

classification traditionelle (exemple du loup).


Concept Biologique de l’Espèce
Une espèce est un ensemble d’individus interféconds (reproduction possible et descendance viable, féconde) mais isolés sur le plan de la reproduction des individus d’autres espèces. Ce concept qui utilise le critère d’interfécondité est dû notamment à Ernst Mayr et Theodosius Dobzhansky. Par ailleurs, en dépit d’une variabilité souvent non négligeable, les membres d’une même espèce présentent généralement une certaine ressemblance morphologique, marqué par le partage de caractères hérités d’une parenté commune. C’est ce dernier principe qui est exploité en paléontologie.
Conodontes
Organismes aquatiques fossiles du Paléozoïque et Mésozoïque longtemps restés énigmatiques quand à leur place au sein du monde animal. On sait aujourd’hui que les conodontes, souvent retrouvés sous forme de petites formes en peigne constituées par leurs dents, sont des chordés, et peut-être même plus précisément des vertébrés basaux sans mâchoires, à l’allure vermiforme à l’image de la lamproie et de la myxine actuelles.
Consommateur
Ce sont des organismes qui doivent se nourrir de substances organiques pour subvenir à leurs besoins énergétiques et fabriquer leurs propres tissus vivants. Les consommateurs sont en général des animaux.
Contingence
Exprime une éventualité, un phénomène imprédictible, ce qui peut arriver ou ne pas arriver. S’oppose en cela à la nécessité.
Convention sur la Diversité Biologique
Pacte rédigé sous forme de plusieurs articles visant à « maintenir l’équilibre écologique de la planète tout en allant vers le développement économique » (sic). Cette convention a été mise en place lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro (Brésil) en 1992. Elle a été ratifié depuis par de nombreux pays (au nombre de 165 en 1996). Les trois principaux objectifs de la CDB sont « la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources énergétiques ».
Decomposeur
Ils transforment les substances organiques en substances minérales, assumant ainsi un rôle inverse à celui des producteurs (effectuant une sorte de recyclage des matières organiques). Ce sont surtout des organismes de très petite taille (certains champignons, bactéries, petits arthropodes…).
Diatomées
Groupe d'organismes eucaryotes unicellulaires marins ou lacustres et réalisant une photosynthèse (non homologue de celle des plantes vertes). Ils sont protégés par une coque siliceuse formée de deux parties emboîtées. Ils peuvent être des constituants très abondant de certaines roches.
Dinoflagellés (ou dinophytes)
Groupe d'organismes marins coloniaux membres des hémichordés (deutérostomiens vermiformes).
Ecosystème
Ensemble des structures relationnelles qui lient les êtres vivants entre eux et à leur environnement inorganique (d’après Elleberg, 1973 in Heinrich, D. & Manfred, H. (1993).). Autrement dit, l’écosystème est l’ensemble qui contient les êtres vivants et leurs interactions (biocénose) ainsi que leur milieu de vie physique, minéral (biotope).
Enfouissement
Recouvrement d’un objet quelconque par des dépôts de sédiments.
Erosion
Rongement des roches affleurantes par l’action (dissolution, fragmentation…) des conditions extérieures de surface. L’eau, le vent, le gel ou certains organismes sont ainsi des facteurs d’érosion.
Espèce
Ensemble d’individus interféconds (reproduction possible et descendance viable) mais isolés sur le plan de la reproduction des individus membres d’autres espèces. Il s’agit du concept biologique de l’espèce (dû notamment à Ernst Mayr et Theodosius Dobzhansky). Par ailleurs en dépit d’une variabilité souvent non négligeable, les membres d’une même espèce présentent généralement une certaine ressemblance morphologique, marqué par le partage de caractères hérités d’une parenté commune.
Espèce paléontologique
La délimitation des espèces fossiles ne peut se faire en se basant sur le critère d’interfécondité, utilisable seulement sur la vie actuelle. C’est pourquoi l’espèce paléontologique est reconnue principalement sur des critères morphologiques (partage de caractères, homogénéité générale). Elle n’est donc pas équivalente à la notion d’espèce biologique et est plus subjective (soumise à l’avis du spécialiste). Elle porte également une notion de temps.
Evolution biologique
Différentiation des formes vivantes au cours du temps, suivant un ensemble de processus complexes dont la variation et l'hérédité des caractères sont des points majeurs. La théorie scientifique de l'évolution stipule que tous les organismes vivants sont issus d'une différenciation progressive à partir d'un ancêtre commun.
Foraminifères
Groupe d’organismes eucaryotes (ADN contenu dans un noyau) unicellulaires, exclusivement marins. Ils possédent un test le plus souvent percé de nombreux foramens à travers lesquels s’étirent des filopodes (extensions filamenteuses). Les foraminifères sont considérés comme d’excellents marqueurs stratigraphiques.
Graptolites
Groupe fossile d’organismes marins coloniaux membres des hémichordés (deutérostomiens vermiformes).
Groupe naturel
Groupe d'organismes ou de taxons comprenant un ancêtre et tout ses descendants. On les nomme aussi clade ou groupe monophylétique. Ce type de groupement se veut le reflet de la réalité biologique en respectant l'histoire évolutive des organismes. Le cladisme ou systématique phylogénétique est la méthode qui prône ce type de groupement : les taxons doivent être des groupes naturels.
Hydrates de méthanes
Dans certaines conditions de forte pression et de basse température (par exemple dans le fond des océans ou dans les sols gélés de la Sibérie actuelle), la glace d'eau forme des sortes de cages qui piègent des gaz comme le méthane. Ces "cages" appelées clathrates (ou hydrates de méthane) peuvent contenir des quantités astronomiques de gaz. Et comme elles ne sont stables qu'à basse température et haute pression, une variation de l'un de ces paramètres suffit pour libérer le méthane emprisonné... Participant ainsi à l'effet de serre par rétroaction positive.
Nectonique
Qui nage librement et se distribue au sein de la masse d'eau (s'oppose ainsi à planctonique).
Isotope
Différentes occurences d'un même élément, variant uniquement par leurs nombres de neutrons, et possédant donc les mêmes propriétés chimiques mais de masses différentes. Il existe différentes sortent d'isotopes: radioactifs (exemple: carbone 14 noté 14C, potassium 40 noté 40K) et utilisés pour les datations absolus (fossiles, roches, etc...), ou stables (comme les oxygène 16 et 18 notés 18O et 16O) dont les caractéristiques permettent de retracer les paléo-courants océaniques, la paléo-température, paléo-salinité (entre autres applications).
Niche écologique
cela désigne moins un espace dans lequel vie une espèce (habitat = adresse) que la relation fonctionnelle (alimentation, concurrents, ennemis et autres facteurs de l’environnement) qui lie un organisme à son écosystème (champ d’action = métier). [Définition issue de l’Atlas de l’écologie de Heinrich & Hergt].
Pelagique
Se dit d’organismes vivant dans les tranches d'eau des milieux aquatiques (ex : poissons), s'oppose ainsi à benthique.
Plancton
Organismes animaux et végétaux, en grande majorité microscopiques, qui flottent dans la mer ou en eau douce au gré du courant.
Plateaux continentaux
Zone de très faible pente correspondant à la bordure des continents ; en général, sa profondeur ne dépasse pas 200 m.
Producteur
Ce sont les organismes capables de fabriquer des substances organiques (tissus vivants) à partir de substances non organiques (minérales). Les plantes sont pour la plupart des producteurs.
Radiation
Diversification rapide d’un groupe d’organismes vivants (explosion adaptative).
Radiolaires
Petits organismes unicellulaires à test siliceux, membres des actinopodes. Ils constituent une abondante part du plancton océanique.
Rétroaction
Evolution d'un phénomène au cours du temps en fonction de sa propre influence. Par exemple, une émission importante de CO2 dans l'atmosphère entraîne un réchauffement climatique global (par effet de serre). Les océans agissent comme une sorte de "tampon" en absorbant le CO2, permettant de réduire le taux global en CO2 de l'atmosphère.
Or le réchauffement des océans a pour effet de diminuer la solubilité du CO2 dans l'eau, réduisant ainsi la réponse des océans sur l'augmentation du taux de CO2. Ainsi, plus il y a de CO2 dans l'atmosphère, plus la température augmente et plus la température augmente, plus il y a de CO2 dans l'atmosphère. Il s'agit d'une rétroaction positive.
Le cas contraire est appelé rétroaction négative: une éruption volcanique provoque un dégazage de CO2 dans l'atmosphère, augmentant son taux global atmosphérique. Or l'altération des basaltes a pour conséquence de "pomper" le CO2 atmosphérique jusqu'à un niveau global plus bas qu'avant l'éruption. Ce phénomène est d'autant plus rapide que le climat est chaud et humide. Plus l'éruption est importante, plus le taux de CO2 sera important, plus il fera chaud et plus les basaltes s'altéreront vite et donc plus vite le taux de CO2 diminuera (et la température avec).
Sédiments
Dépôt ou accumulation de matière ou de particules élémentaires (minérales ou organiques). Ces éléments peuvent provenir de la précipitation de matière initialement dissoute (ex : sel) ou de la fragmentation de roches ou terrains préexistants (ex : sable). L’accumulation des sédiments est à l’origine des roches sédimentaires (ex : le grès est la forme indurée du sable, le calcaire est un assemblage de tests d’animaux…) qui se forment lors de la diagenèse (compaction des sédiments sous l’effet de leur propre poids).
Surfaces épicontinentales
S’applique à la zone marine située en bordure d’un continent, au-dessus du plateau continental. [Définition issue du Dictionnaire de Géologie de Foucault & Raoult].
Synapsides
Groupe d’amniotes caractérisé par la présence d’une seule fenêtre temporale en position basse. Ce groupe inclue les mammifères et le groupe non naturel des « reptiles mammaliens ». Les synapsides sont connus depuis le Carbonifère supérieur.
Systématique évolutionniste
Méthode classificatoire qui tente d'exprimer à la fois des relations de parenté et des degrés de divergence entre organismes. Pour cela, elle classifie aussi bien des groupes naturels que des groupes artificiels reflétant le degré général d'organisation atteint par un groupe à une période donnée (voir complément sur les dinosaures). Cette méthode a notamment été très développée au milieu du 20ème siècle par certains des pères fondateurs de la théorie synthétique de l'évolution (Mayr, Simpson).
Systématique phylogénétique (ou cladisme)
Méthode classificatoire qui s’oppose à la systématique évolutionniste par l’acceptation seule de groupes supposés naturels. Ces groupes naturels sont reconnus par le partage de caractères inédits hérités d’un ancêtre commun. L’ensemble des organismes vivants peut de la sorte théoriquement être classé sous la forme d’emboîtements de différents groupes naturels les uns dans les autres. Selon cette méthode, on ne suppose plus aucune équivalence entre aucune sorte d’emboîtements, les niveaux genre, famille ou ordre n’existent plus. [Pour aller plus loin et consulter ce type de classification produit par cette méthode, appliquée aux organismes actuels : Classification phylogénétique du vivant, Lecointre & Le Guyader].
NB: Différence systématique - classification: la systématique (évolutionniste ou phylogénétique) est la méthode qui vise à reconnaître des taxons et à établir les fondements de la classification.
Taxon
Unité de classement à la base de la classification. Il s'agit d'un concept de groupement des organismes vivants. Si l'on parle de classification traditionnelle, un taxon peut-être une espèce, un genre, une famille, un ordre... S'il on parle de classification phylogénétique, un taxon est nécessairement un groupe naturel. Exemple: Canis lupus (loup) est un taxon. Mammalia (mammifère) est un taxon.
Tectite
Lors d'un impact météoritique, roche vitreuse issue de la fusion du substrat rocheux (et non de la météorite) impacté.
Temps fossilifères (ou phanérozoïque)
Division du temps géologique rassemblant l’ensemble des périodes caractérisées par la conservation de fossiles d’organismes à parties dures (coquilles, squelettes) (Paléozoïque (ère Primaire), Mésozoïque (ère Secondaire) & Cénozoïque (ère Tertiaire et Quaternaire)). Le début des temps fossilifères correspond au début de l’ère Primaire (au Cambrien), il y a 540 Ma.
Terrains affleurant
Partie d’une couche géologique qui présente une exposition à la surface terrestre. C’est donc un terrain directement accessible pour les spécialistes.
Thérapside
Groupe d’amniote synapside (= reptile mammalien, notamment caractérisé par la présence d’une seule fenêtre temporale en position basse) spécialisé notamment par son hétérodontie (dents différenciées). Ce groupe inclue notamment les mammifères.
Trapp (ou trap)
Grand empilement de coulées de laves régulières et horizontales, épaisse et répandues sur une grande surface. Ces épanchements sont le résultat de la percée à travers la croûte continentale de points chauds (voir Point chaud et tectonique des plaques).
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Auteurs : Guillaume Billet et Benjamin Bonnefoy, dans le cadre du monitorat MNHN 2006-2007
Sous la direction de Patrick De Wever, Professeur, MNHN
Pour l'illustration, nous avons bénéficié du savoir-faire d'Agathe (Evelyne Cambreleng, MNHN)
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